L'actualité de la lutte

Pesticides: une «faute inexcusable» envers deux salariés

Le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a reconnu jeudi 11 septembre la «faute inexcusable» de l’entreprise Nutréa envers deux de ses anciens salariés, qui ont contracté une hypersensibilité aux produits chimiques multiples (MCS) après avoir été exposés à des pesticides.

Laurent Guillou et Stéphane Rouxel se trouvent dans «l’impossibilité d’être dans des endroits où l’on utilise des produits chimiques», explique au JDLE leur avocat, François Lafforgue. Et ce sous peine de difficultés respiratoires, de saignements du nez, d’irritations oculaires, ce qui engendre chez eux «une inadaptation sociale». N’ayant pu retrouver de travail depuis leur licenciement en 2011, les deux hommes mènent «une vie diminuée», touchant seulement une Allocation de solidarité pécifique (ASS).

Maladie peu comprise, et donc peu reconnue (voir le JDLE), leur MCS est apparue après des accidents d’exposition aux pesticides au sein de l’usine de Plouisy (Côtes-d’Armor) de Nutréa Nutrition Animale (NNA, filiale de la coopérative bretonne Triskalia). Pour Laurent Guillou, embauché en 1990, l’accident s’est produit deux fois, en avril 2009 et en mai 2010, lors de débarquements de camions de semences.

Le TASS de Saint-Brieuc leur a donné raison hier, estimant que l’entreprise s’était rendue coupable d’une «faute inexcusable» envers eux. «L’employeur ne peut s’exonérer de la faute invoquée contre [Laurent Guillou] en renvoyant à la responsabilité de son fournisseur», ajoute-t-il. Car c’est de celui-ci, Eolys (entreprise appartement désormais à Triskalia), que provenaient les semences incriminées, contenant des pesticides à forte dose -dont certains interdits- afin de les conserver.

Interrogé à ce sujet, le directeur des ressources humaines de Nutréa, Nicolas Douillard, reconnait qu’il y a eu «une erreur ponctuelle à un instant t chez un de nos fournisseurs», un accident que l’«on n’a jamais vu sur nos autres sites».

Mais pour le TASS de Saint-Brieuc, «des intoxications de salariés sont rapportées à 11 reprises entre février et mars 2010» lors de réceptions de lots provenant d’Eolys, soit après le premier accident de Laurent Guillou en 2009 (prescrit), et juste avant le second en mai 2010. Outre le fait qu’elle n’a pas informé ses salariés du risque d’exposition, l’entreprise ne les aurait «ni informés ni formés au port des équipements de protection individuelle mis à disposition», note l’inspection du travail dans un rapport de décembre 2011.

Outre les 2.500 euros de frais de justice que Nutréa devra verser aux deux salariés, le TASS ordonne la majoration de la rente accident du travail, une allocation payée par la Mutualité sociale agricole (MSA) qui lui sera remboursée par l’entreprise.

Le TASS a par ailleurs mandaté une expertise médicale afin d’évaluer leur état de santé, ce qui conditionnera le niveau d’indemnisation. Les plaignants demandent chacun un total de 367.350 euros au titre du «déficit fonctionnel temporaire», des préjudices de souffrances physiques et morales, et du préjudice d’agrément (le fait de ne pouvoir poursuivre ses activités de loisir).

Des procédures au TGI et aux prud’hommes

Au-delà de ce volet sécurité sociale, l’affaire est également en jugement au tribunal de grande instance de Saint-Brieuc (mise en danger de la vie d’autrui), et au tribunal des prud’hommes de Lorient pour licenciement abusif.

Pourtant, Nicolas Douillard indique que les salariés se sont vus «proposer des postes de reclassement», des offres «validées par la médecine du travail». La première consistait en un travail en «magasin» (Gamm’Vert, une marque de Triskalia, précise Laurent Guillou), au risque de les réexposer aux pesticides, puis dans des bureaux sur le même site de Plouisy, «distants de l’usine», affirme le DRH.

«Archifaux», s’insurge Laurent Guillou: il s’agissait de bureaux au siège de Nutréa, à Languidic (Morbihan). «Je n’allais pas faire deux heures de route tous les jours», ajoute-t-il. Après avoir refusé ces «reclassements bidons», les salariés ont été licenciés pour inaptitude.

«Ces offres de reclassement ne pouvaient pas être retenues par mes clients», renchérit François Lafforgue, selon qui l’entreprise «savait qu’elles ne convenaient pas». C’est d’ailleurs ce que va plaider l’avocat lors du prochain rendez-vous judiciaire, le 19 décembre devant le tribunal des prud’hommes, auprès duquel les deux salariés vont chacun demander «entre 70.000 et 80.000 euros», indique Laurent Guillou.

Nutréa, qui dans un communiqué dit «prendre acte et respecter cette décision de justice», dispose d’un mois pour faire appel. «Nous nous donnons le temps de la réflexion», conclut l’entreprise.

Ce premier dénouement a aussitôt été salué par Générations futures, l’une des associations à avoir relayé l’affaire. Dans un communiqué, son porte-parole François Veillerette estime qu’«il est plus que temps que l’agroalimentaire et l’agriculture dans son ensemble prennent les mesures qui s’imposent pour ne plus exposer leurs salariés à des pesticides dangereux, faute de quoi de telles procédures vont se multiplier confirmant les risques que font courir aux travailleurs ces toxiques».




 

Epandages aériens... une consultation pour rien !!? Association Agir pour l'environnement

Du 23 juin au 15 juillet, une consultation publique visant à « interdire » les épandages aériens a été initiée par les Ministères de l'agriculture, de la santé et de l'écologie.

Face à ce projet d'arrêté inique, l'association Agir pour l'Environnement a mobilisé son réseau au travers d'une cyber-pétition "Stop aux épandages aériens".

Sur les 17 729 courriels reçus par le ministère de l'Agriculture :

  • 17 682 émanent de la cyberpétition mise en ligne par Agir pour l'Environnement.
  • Seuls 14 messages "soulignent la nécessité de l'épandage aérien pour certaines cultures", soit 0,08% des réactions.

 

Alors qu'Agir pour l'Environnement réclamait une interdiction définitive des épandages aériens ou qu'à défaut d'interdiction, l'arrêté définisse un périmètre de sécurité de 500 mètres autour des zones traitées sans habitations ni lieux accueillant un public sensible, la synthèse issue de cette consultation est aussi simple que lapidaire. Aucune modification substantielle n'est proposée !

Une fois de plus, une consultation cosmétique a été initiée afin d'entériner une décision vraisemblablement déjà prise avant le lancement de cette consultation.

C'est un véritable déni de démocratie et une gifle à toutes celles et ceux qui estiment qu'une consultation a pour objet de recueillir l'avis des citoyens et non pas justifier une décision déjà prise. Manifestement, les ministères de l'Agriculture, de la Santé et de l'Écologie prêtent une oreille très attentive à 14 « épandeurs » dont la réaction semble fort peu désintéressée !

Agir pour l'Environnement appellent les trois ministères cosignataires du futur arrêté à ne pas tenir compte de cette « synthèse » rédigée par et pour le lobby des pesticides.


Ne laissez pas les ministres profiter des vacances pour prendre des décisions scandaleuses !!
Maintenez la pression en envoyant une carte anti-pesticide aux:

  • Ministre de l'agriculture, 78, rue de Varenne 75349 Paris SP 07
  • Ministre de la santé, 14, avenue Duquesne 75350 Paris SP 07
  • Ministre de l'écologie, 246, boulevard Saint Germain 75007 Paris
[proposition de texte à recopier]

Du 23 juin au 15 juillet, vous avez mis en ligne une consultation publique afin de receuillir l'avis des citoyens. Comme 17 682 autres personnes (soit 99,92% des avis que vou avez reçus), je me suis exprimé-e en faveur d'une interdiction stricite de l'épandage aérien de pesticides au regard de leurs effets sur la santé et leurs impacts écologiques.

La synthèse mise en ligne à l'issue de cette consultation ne tient aucunement compte de mon avis, ce que je regrette vivement. Je vous demande instamment d'entendre la protestation citoyenne qui s'est exprimée à l'occasion de cette consultation publique.

Comptant sur votre écoute, je vous prie d'agréer, Mesdames et Monsieur les Ministres, l'expression de nos sentiments les plus respectueux.

Votre signature

[une carte postale achetée et envoyée de votre lieu de vacances fera également tout à fait l'affaire...]

Stéphane Le Foll: Publiez les données ayant permis la mise sur le marché du Roundup

Roundup : que nous cachent les experts ?

Deux ans après sa première publication, ensuite censurée, l'étude est republiée en accès libre avec ses données brutes par le groupe Springer. Restent désormais des questions embarrassantes pour les autorités.

Après deux années de controverses et de pression ayant conduit en novembre 2013 à une censure de l'étude de toxicité chronique du Roundup et d’un OGM tolérant le Roundup (maïs NK603) publiée en 2012 par Food and Chemical Toxicology (groupe Elsevier), l'équipe du Pr. Séralini annonce la republication de son étude dans la revue Environmental Sciences Europe du groupe Springer.

En republiant son étude, avec de nouvelles données mises en ligne, l'équipe du Pr. Séralini confirme que le pesticide le plus vendu au monde, le Roundup, provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales, comme des tumeurs mammaires. Des effets comparables ont pu être observés lors de la consommation chronique d’un régime équilibré à base de maïs OGM rendu tolérant au Roundup. Ceci est dû aux résidus de Roundup et à la modification génétique spécifique de ce maïs. Les formulations de Roundup ainsi que les OGM rendus tolérants au Roundup devraient donc être considérés comme des perturbateurs endocriniens et leur évaluation revue par les autorités sanitaires.

À ce titre, l'équipe du Pr Séralini a fait le choix d'une publication en accès libre avec comité de relecture, ce qui fait la troisième vérification par les pairs de l'étude. Les chercheurs mettent ainsi en ligne, en accès libre à l'ensemblede la communauté scientifique, les données brutes de l’étude, ce que l’industrie s’esttoujours refusée de faire au nom du secret industriel ou de la propriété intellectuelle.

Mais est-ce là le véritable secret à garder ? En quoi les résultats d'une étude sanitaire violeraient-ils le secret industriel ? Ne nous cache-t-on pas la toxicité réelle de produits qui s'accumulent dans notre organisme et notre environnement ?

Nous demandons le libre accès aux études toxicologiques ayant permis la mise sur le marché des différentes formulations de Roundup, la mise en accès libre des données brutes (urinaires et sanguines) des analyses de toxicologie pour tous les produits, et la révision complète du projet Risk’OGM, dont l'objectif devrait être une analyse des OGM et de leur pesticide associé, le Roundup, sur deux ans. Nous avons l'impression que les experts de l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), responsables la mise sur le marché des OGM et des pesticides, ont des chose à cacher.

Nous ne pouvons vivre dans un doute tel et nous avons toutes et tous droit à la vérité : notre santé est en jeu. A l'heure de la crise sanitaire permanente, nous invitons les experts de l'EFSA à prendre leur responsabilité et à dévoiler leurs données sanitaires ayant servi à mettre sur le marché des produits que nous savons désormais dangereux. Seule la transparence pourra permettre de regagner notre confiance !

 

Réaction de Générations Futures à l’adoption d’un amendement du Gouvernement sur l’épandage des pesticides à proximité des écoles, à l’Assemblée Nationale le 25 juin

La commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale a adopté mercredi soir un amendement du Gouvernement dans le cadre de la loi d’Avenir Agricole  subordonnant l’épandage des pesticides près des lieux sensibles à la mise en place de protections particulières. Faute de mise en œuvre de telles mesures de protection, les pesticides ne pourraient être utilisés à proximité de ces lieux sensibles, à une distance déterminée par l’autorité administrative.

Générations Futures note que pour la première fois un texte prévoit qu’une distance sans pulvérisation terrestre pourrait être mise en place près des lieux sensibles, signe que la pression citoyenne et les 86000 signatures de la pétition de Générations Futures ont été partiellement entendues.

L’association regrette cependant que la proposition de Ségolène Royal demandant une zone sans pesticides de 200m près des écoles n’ait pas été retenue dans son intégralité. En effet, selon le texte adopté les pulvérisations de pesticides pourront continuer sous réserve de mesures supposées adaptées  et dont l’efficacité reste à démontrer. Dans les faits cela permettra dans la plupart des cas l’utilisation des pesticides dangereux près des lieux sensibles comme les écoles.  De plus, ce texte ne répond absolument pas à la problématique de l’exposition des enfants et femmes enceintes à domicile, de nombreuses maisons particulières jouxtant les zones de cultures.

« Alors que le Sénat avait clairement ouvert la possibilité d’interdire l’usage des pesticides près des zones habitées et que Mme Royal demandait les mêmes interdictions des pesticides à moins de 200m des écoles, l’amendement du texte en commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale conduit à une situation qui dans les faits autorisera l’usage des pesticides à proximité des écoles et lieux sensibles dans la plupart des cas. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Les citoyens doivent continuer à se mobiliser dans les prochains jours pour obtenir une réelle protection des enfants et des femmes enceintes par rapport aux pesticides dans le texte qui sera voté en plénière à l’Assemblée les 7 et 8 juillet prochains. Cette protection passe, dans les faits, par l’interdiction des pulvérisations de pesticides près de tous les lieux de vie. » conclut-il.

Castorama avance à petits pas

Vidéo : Castorama retire le Roundup dans 1 magasin parisien!

http://www.dailymotion.com/video/x1u9p9m_action-roundup-2eme-round-la-victoire_webcam

Paris le 6 mai 2014 -
 
La campagne Roundup Non Merci, contre la vente de Roundup à destination des jardiniers amateurs, enregistre sa première victoire à Paris. Après plusieurs actions dans le magasin Castorama situé métro Crimée à Paris, les militants écologistes ont eu la bonne surprise de découvrir que le Roundup a été supprimé des étalages par le directeur! Comme quoi la lutte paye... Les militants souhaitaient donc féliciter en personne le directeur, qui n'a cependant pas voulu leur parler. Il faut dire que le magasin continue à vendre des herbicides contenant du glyphosate, substance active et toxique du Roundup.

Le chemin reste donc encore long avant que Castorama ne prennent réellement en compte les revendications des écologistes: retrait de tous les pesticides dangereux et particulièrement ceux contenant du glyphosate. Des études sans équivoque montrent que cette substance active provoque des cancers, et des problèmes hormonaux graves, notamment l'étude du professeur Séralini de l'université de Caen. De fortes traces de glyphosate sont présentes dans nombre de cours d'eau et nappes phréatiques, ce qui représente une atteinte grave à l'environnement. Une pétition de 35000 personnes demande à Castorama d'arrêter de vendre le Roundup. Face à la mobilisation citoyenne, l'enseigne a décidé de franchir une étape... Mais il reste encore du chemin avant la suppression du Roundup et du glyphosate dans tous les magasins Castorama, y compris en province. Rappelons qu'une loi à l'initiative du sénateur Joël Labbé interdira la vente des pesticides à destination des jardiniers amateur à compter de 2022.

  "C'est une bonne nouvelle de voir que nos actions finissent par payer. Dommage d'être obligé de venir à l'intérieur des magasins où le Roundup se vend pour manifester notre mécontentement. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir: Le glyphosate continue à être vendu, et le Roundup est présent dans les plupart des jardineries et magasins de bricolage.", déclare Rémi Filliau du collectif Roundup Non Merci.
 
D'autres actions sont à prévoir contre le Roundup chez Castorama, et chez les autres enseignes qui continuent à vendre ce produit.
 
Pétition en ligne pour demander à Castorama l'arrêt de la vente du Roundup :
http://www.change.org/fr/pétitions/castorama-fr-retirez-le-roundup-de-la-vente-pour-protéger-vos-clients-bricolage-jardinage-2

La fin des pesticides chez Leclerc en Bretagne: http://bretagne.france3.fr/2013/06/11/plus-de-pesticides-dans-42-magasins-leclerc-268157.html

Merci pour la vie !

www.roundup-non-merci.fr
roundup.nonmerci@gmail.com

Les clowns séquestrent du Roundup chez Castorama

Chambray-les-tours, le 6 mars 2014 -
 
La campagne Roundup Non Merci, contre la vente de Roundup à destination des jardiniers amateurs, prend de l'ampleur. Après plusieurs actions dans des magasins Castorama de la région parisienne et de Bretagne, les clowns décident de séquestrer du Roundup à Tours.  Les clowns ont fait main basse sur des bidons de Roundup et les ont cadenassés dans un caddy, afin de les soustraire à la vente. Les militants avaient pour but de demander à l'enseigne ce qu'elle compte faire pour stopper la commercialisation des pesticides avant la date fixée par la loi en 2022. Le responsable du magasin n'a cependant pas souhaité leur répondre et a préféré appeler la gendarmerie afin de continuer à vendre l'herbicide toxique.

L'enseigne Castorama, qui axe pourtant sa communication sur une stratégie de Développement durable, refuse catégoriquement de retirer le Roundup - malgré les études sans équivoque montrant que ce produit provoque des cancers, et des problèmes hormonaux graves. Notamment l'étude du professeur Séralini de l'université de Caen. De fortes traces de Roundup sont présentes dans nombre de cours d'eau et nappes phréatiques, ce qui représente une atteinte grave à l'environnement. L'entreprise Castorama choisi donc le cynisme et l'absence de déontologie commerciale, au détriment de la santé de ses clients, mais au profit des actionnaires du groupe financier Kingfisher propriétaire de l'enseigne. Une pétition de 35000 personnes demande à Castorama d'arrêter de vendre le Roundup. Face à la mobilisation citoyenne, l'enseigne décide la politique du pire en sacrifiant la santé de ses clients.

  "C'est assez triste de voir une entreprise comme Castorama s'entêter dans un choix commercial qui n'a pas d'autre raison que de maximiser les profit de ses actionnaires. La vente d'un produit aussi dangereux que le Roundup est totalement absurde, d'ailleurs plusieurs grands groupes l'ont bien compris puisqu'ils ne vendent plus ce produit pour protéger la santé de leurs clients. C'est notamment le cas de l'enseigne Botanic, mais également de Leclerc qui ne vend plus de pesticides dans 42 magasins en Bretagne." , déclare Rémi Filliau du collectif Roundup Non Merci.
 
D'autres actions sont à prévoir contre le Roundup chez Castorama, et chez les rares enseignes qui continuent à vendre ce produit.
 
Pétition en ligne pour demander à Castorama l'arrêt de la vente du Roundup :
http://www.change.org/fr/pétitions/castorama-fr-retirez-le-roundup-de-la-vente-pour-protéger-vos-clients-bricolage-jardinage-2

La fin des pesticides chez Leclerc en Bretagne: http://bretagne.france3.fr/2013/06/11/plus-de-pesticides-dans-42-magasins-leclerc-268157.html

Merci pour la vie !

www.roundup-non-merci.fr
roundup.nonmerci@gmail.com

La carte de France des villes et villages sans pesticides !

Les associations "Agir pour l'environnement" et "Générations futures" lancent le site internet: http://www.villes-et-villages-sans-pesticides.fr

Après plusieurs mois de travail, nous sommes heureux de vous présenter en avant première la toute première carte nationale des villes et villages sans pesticides où nous avons déjà resencé l'engagement de plus de 600 communes. Maintenant, c'est à vous :

  • 1. Découvrez si votre commune et celles que vous connaissez utilisent des pesticides,
  • 2. Aidez nous à enquêter pour obtenir plus de participation au recensement,
  • 3. Partagez cette carte pour que l'on soit plus efficace !

► OBJECTIF : 100 000 partages sur Facebook + Twitter : go, Go, GO !

ou
http://www.villes-et-villages-sans-pesticides.fr/

Des communes sans pesticides... en 2020 seulement ?

L'Assemblée Nationale a adopté une loi visant l'interdiction des pesticides dans les espaces non agricole à partir de 2020. L'interdiction des pesticides et le développement des alternatives devient donc une réalité juridique pour les communes.

Nous refusons d'attendre si longtemps pour que les communes réduisent ou éliminent l'utilisation des pesticides dans les espaces dont elles ont la charge.

Nous souhaitons dès aujourd'hui :

  • connaître et valoriser les communes engagées,
  • informer, interpeller et aider les autres.

Pour cela, nous nous sommes lancés un défi !

Pour visualiser et valoriser les communes ayant réduit ou éliminé l'utilisation des pesticides sur la carte de France des "villes et villages sans pesticides", nous souhaitons :

Recenser l’engagement des 36 571 communes françaises avec l’aide :

  • d’un petit formulaire de recensement,
  • de milliers d'internautes enquêteurs.
Ce défi, nous pensons pouvoir le relever... grâce à vous et vos réseaux !

Plus de 600 communes déjà recensées !

En un peu plus de deux mois, nous avons déjà recensés plus de 600 communes sur la carte de France des "Villes et villages sans pesticide" avec seulement 2 mails envoyés à plus de 30 000 communes et en mobilisant quelques réseaux associatifs et institutionnels.

Imaginez le nombre de communes que nous pourrions recenser sur 1 ou 2 années avec des milliers d'internautes qui les sollicitent pour qu'elles participent à ce recensement :
  • En envoyant un email simplement depuis le site,
  • En postant un courrier postal type à personnaliser,
  • En appelant la mairie d'une commune en suivant un texte d'exemple,
  • En rencontrant les élus directement à l'aide d'un kit de mobilisation.

ou
http://www.villes-et-villages-sans-pesticides.fr/

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.★ - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

Stéphen, Martin, Sophie, Jacques, Mickaël et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
contact@agirpourlenvironnement.org
--
http://www.agirpourlenvironnement.org
http://www.facebook.com/association.agirpourlenvironnement
http://www.twitter.com/APEnvironnement

Action contre les perturbateurs endocriniens chez Auchan
Le 25 mars 2014 des militants tentent de faire une action au centre commercial Auchan de Bagnolet pour dénoncer la vente et le non étiquetage de produits contenants des perturbateurs endocriniens.
Soutien à Emmanuel Giboulot, au tribunal pour ne pas vouloir polluer !
Emmanuel Giboulot, le viticulteur qui passera la semaine prochaine en correctionnelle pour avoir refusé un pesticide parle ! Pétition de soutien: http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php

Victoire chez Leclerc en Bretagne! Carrefour sera à la hauteur ?

Un effet collatéral de notre Campagne Roundup Non Merci? Toujours est-il que Leclerc va rapidement abandonner les pesticides chimiques dans ses magasins de Bretagne!http://bretagne.france3.fr/2013/06/11/plus-de-pesticides-dans-42-magasins-leclerc-268157.html

D'ici l'automne, 42 magasins Leclerc de la coopérative bretonne Scarmor ne vendront plus aucun pesticide dans leurs rayons d'ici à l'automne, une première dans la grande distribution à une telle échelle.

L'information a été annoncée par les initiateurs de l'opération baptisée "Zéro Phyto". La démarche a débuté en mars et doit aboutir progressivement à l'abandon complet d'ici l'automne de la vente de produits phytosanitaires, a expliqué Jean-Marie de Bel Air, responsable de l'opération pour la centrale d'achat coopérative.

"On a décidé d'arrêter progressivement en 2013 tous les produits contenant des molécules chimiques", a indiqué M. de Bel Air, également à la tête du magasin Leclerc de Plougastel-Daoulas, près de Brest, où le rayon jardinerie ne comporte déjà plus aucun pesticide.Quelque 90 produits, représentant un chiffre d'affaires annuel pour la coopérative de 1,5 million d'euros, vont progressivement disparaître des rayons, pour être remplacés par d'autres plus respectueux de l'environnement. C'est "une démarche risquée", a assuré M. de Bel Air. "On va perdre du chiffre d'affaires dans un premier temps, mais tout l'enjeu est d'en perdre le moins possible et de revenir à l'étal dans un ou deux ans".

La coopérative entend "accompagner le consommateur dans le changement de ses habitudes" par le biais de la communication. "On va expliquer qu'il y a des méthodes alternatives" pour jardiner, a assuré David Mazé, responsable commercial pour la Scarmor, indiquant que les vendeurs concernés avaient commencé à être formés. Grâce à des volumes plus importants et à un effort de l'enseigne, l'écart de prix entre les produits phytosanitaires et les produits naturels passerait progressivement de 20 à 30% à 10% et moins à terme, selon M. de Bel Air. L'usage des pesticides doit être réduit de 50% en France entre 2008 et 2018, selon l'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement en 2007.

"Autant préparer les choses plutôt que les subir", a indiqué M. de Bel Air, reconnaissant qu'il y avait également dans la démarche "un enjeu d'image". Les magasins E. Leclerc s'étaient déjà mobilisés pour l'environnement en 1996 en supprimant les sacs en plastique des caisses. L'initiative était partie de Bretagne, berceau de la famille Leclerc. Chaque magasin de l'enseigne est dirigé par un indépendant, qui peut tester individuellement de nouvelles voies et partager ensuite une bonne pratique avec l'ensemble du groupement, souligne la Scarmor. Leurs magasins sont dans le Finistère, les Côtes d'Armor et la Morbihan.

Pesticides : 1.200 médecins appellent à de profondes réformes pour protéger la population

Inquiétés par l'augmentation des maladies chroniques, 1.200 médecins ont signé un appel demandant des réformes, notamment en matière d'usages des pesticides, de mise sur le marché et d'évaluation sanitaire des perturbateurs endocriniens.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/pesticides-medecins-appel-reforme-risque-population-sante-20588.php4


Ce jeudi 30 janvier, a été présenté l'appel "Pesticides : l'alerte des médecins de France métropolitaine et des Antilles" signé par quelque 1.200 médecins à l'initiative des associations médicales Alerte des médecins limousins sur les pesticides (AMLP), Association Médicale Sauvegarde Environnement Santé (AMSES) et EnVie Santé.

"Médecins de terrain, nous avons constaté l'augmentation des maladies chroniques chez nos patients (cancers, troubles de la fertilité, mais aussi maladies neurologiques, diabète, allergies…)", déplorent les signataires, précisant "[avoir] aussi constaté que les preuves de la responsabilité de substances chimiques très largement répandues dans notre environnement s'accumulaient".

Revoir les autorisations et les usages de pesticides

Concrètement, les médecins signataires formulent cinq demandes. En premier lieu, ils appellent à la reconnaissance de nouveaux tableaux de maladies professionnelles agricoles dont l'apparition est liée à l'exposition aux pesticides.

La protection des populations constitue la deuxième attente. Les médecins réclament en particulier la fin des dérogations à l'interdiction européenne des épandages aériens, la réduction des risques vis-à-vis des populations vivant à proximité des cultures à forte utilisation de pesticides (signalisation sur les zones d'épandages, distance de sécurité avec les habitations) et des agriculteurs (séparation nette entre les activités de conseil et de vente des produits), l'interdiction de l'usage des pesticides dans les zones non agricoles, un étiquetage des produits destinés à l'alimentation permettant de visualiser les substances chimiques utilisées pour leur fabrication et la disparition, à très brève échéance, des résidus de pesticides perturbateurs endocriniens dans les produits alimentaires.

Le troisième volet de leurs demandes concerne les mises sur le marché des pesticides. Ils attendent que les tests réglementaires nécessaires à l'autorisation de mise sur le marché (AMM) soient confiés à des laboratoires indépendants désignés par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et que l'AMM soit délivrée conjointement par les ministères de la Santé, de l'Ecologie et de l'Agriculture.

Au niveau européen, les signataires demandent que les perturbateurs endocriniens soient assimilés à des substances sans seuil afin que les perturbateurs endocriniens avérés et fortement suspectés fassent l'objet d'une substitution obligatoire et que les perturbateurs endocriniens faiblement suspectés fassent l'objet d'une vigilance ou de restrictions. Ils souhaitent aussi que la caractérisation des perturbateurs endocriniens se base sur des tests toxicologiques recherchant des effets à faibles doses et par effet cocktail, comme préconisé par un rapport de 2012 rédigé à la demande de la Commission européenne.

Enfin, ils souhaitent une augmentation des surfaces en agriculture biologique pour que l'ensemble de la population puisse choisir une alimentation sans pesticides.

Augmentation significative des risques

Certes, les pesticides ne sont pas seuls en cause dans la progression des maladies chroniques, expliquent les signataires, mais ils souhaitent néanmoins que "des politiques agricoles, économiques et de santé publique soient enfin efficacement mises en œuvre". Pour justifier leurs demandes, ils mettent en avant une série d'éléments établissant un lien entre l'utilisation de pesticides et certaines pathologies.

C'est le cas de l'expertise de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) "pesticides et santé" publié en juin 2013 qui conclut qu'"il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l'adulte". La maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et les cancers hématopoïétiques sont explicitement cités par l'Inserm. Toujours selon cette étude, il semblerait que l'exposition professionnelle des femmes enceintes aux pesticides entraîne "une augmentation significative" du risque de fausses-couches et de malformations congénitales. Quant à l'exposition "domestique" ou "de voisinage", elle entraînerait une augmentation significative du risque de leucémie et de tumeurs cérébrales.

Absence d'évaluation

En cause ? L'absence d'évaluation des produits mis sur le marché, suggère l'appel qui s'appuie sur le constat formulé par l'expertise "cancers et environnement" publiée en octobre 2008 par l'Inserm : "près d'un millier de molécules ont été mises sur le marché en France ; les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de données toxicologiques et épidémiologiques suffisantes".

Plusieurs des rares études réalisées sur l'ensemble de la population et sur les riverains concluent que des expositions environnementales sont susceptibles de provoquer des cancers et des maladies de Parkinson. C'est le cas d'une étude relative au Chlordecone publiée en 2011 par l'Institut national de veille sanitaire (Invs), d'une étude relative à certains fongicides publiée en 2009 et de l'expertise "pesticides et santé" qui pointent une diminution du poids de naissance, des atteintes neurodéveloppementales et une hausse des risques de malformations congénitales et de leucémie chez les enfants des femmes vivant au voisinage d'une zone agricole ou liée aux usages domestiques de pesticides.

Imprégnation de la population

"Or personne ne conteste l'imprégnation générale de la population", estiment les médecins, rappelant que 90% de la population française est contaminée par les organophosphorés, selon des travaux réalisés par l'Invs. Quant à la cohorte Pélagie, elle a montré qu'en Bretagne "seul 1,6% des échantillons d'urine de femmes enceintes ne contient pas de trace des pesticides recherchés".

Le fait que l'imprégnation soit à faible dose ne rassure pas les médecins qui avancent que de nombreux pesticides sont des perturbateurs endocriniens. Or, "leurs effets ne dépendent pas de la dose, mais de la période d'exposition, ils ne sont pas linéaires, ils s'ajoutent à ceux d'autres substances (effet cocktail) et ils sont susceptibles d'être transgénérationnels". Une menace face à laquelle il est difficile de se prémunir, l'Union européenne n'ayant toujours pas validé de méthode permettant de déterminer si un pesticide est un perturbateur endocrinien ou non, comme l'a souligné le rapport sénatorial "Pesticides, vers le risque zéro" d'octobre 2012.

 

Adoption au Sénat et à l’Assemblée Nationale du projet de loi contre les pesticides à usage urbain et non professionnels

Adoption à l’Assemblée Natonale de la loi « visant à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national »

et qui concerne en fait

Article 1er
Interdiction pour les personnes publiques, à compter du 1er janvier 2020, d’utiliser des produits phytopharmaceutiques pour l’entretien des espaces verts, forêts et promenades ouverts au public, sauf pour la lutte contre la propagation des organismes nuisibles.

Article 2
Interdiction, à compter du 1er janvier 2022, de la vente, de l’utilisation et de la détention des produits phytopharmaceutiques pour un usage non professionnel, sauf pour la lutte contre la propagation des organismes nuisibles, et sanction applicable en cas de non-respect de cette interdiction.

Les bémols que nous soulevions lors de l’adoption de la loi au Sénat restent d’actualités mais comme dit l’expression populaire « c’est toujours àa de pris ». Et reste aussi à être vigilants sur les décrets d’application qui pour le moment ne sont pas encore discutés.

>>> La presse en parle:  Le monde du 24/01/2013: Les pesticides interdits dans les espaces verts et les jardins

 

Article et communiqué du 20/11/2013

Roundup Non Merci félicite le Sénateur écologiste Joël Labbé pour avoir su faire avancer une proposition de loi visant à interdire l’usage de pesticides par des collectivités publiques pour l’entretien de leurs espaces et par les particuliers.

Cette proposition, adoptée le 19 novembre au Sénat par 192 voix pour et seulement 4 contre, marque une réelle avancée dans la prise de conscience de la nécessité de réduire l’exposition du public et des travailleurs aux pesticides. Durant les débats, les risques des pesticides ont d’ailleurs été unanimement reconnus par les différents intervenants, quel que soit leur bord, et l’exemple des jardineries Botanic, qui ont bannis de leurs rayons les pesticides de synthèse depuis 2008 suite à un travail avec Générations futures, a été évoqué par le Ministre de l’Environnement et la Sénatrice EELV Marie Blandin.

Cependant un cette loi, qui devra encore être votée par l’Assemblée Nationale, n’est pas totalement satisfaisante. Ainsi, les délais octroyés pour son application nous semblent trop longs.

« Pourquoi attendre 2020 pour interdire l’utilisation par les personnes publiques et 2022 la mise sur le marché à des fins non professionnelles ? Ce délai ne va pas stimuler suffisamment précocement l’industrie pour la production d’alternatives et fait peser un risque sur ce texte, qui pourrait être attaqué avant cette date. » Regrette ainsi François Veillerette, porte parole de l'association Générations Futures.

« De plus un amendement adopté hier et déposé par le sénateur Socialiste Roland Ries prévoit une dérogation à l’interdiction d’emploi – en plus des produits de biocontrôle et des substances autorisées en agriculture biologique- pour les substances classées au niveau européen ‘à faible risque’.

Générations Futures déplore l’adoption de cet amendement vraisemblablement imposé par le gouvernement car il va permettre une dérogation au principe d’interdiction prévu dans cette loi pour des pesticides chimiques de synthèse qui pourront présenter un risque pour l’homme et/ou l’environnement, certes faible, mais réel. La notion de risque faible n’est d’ailleurs pas définie dans le Règlement de manière précise. » Précise François Veillerette.

Ref : la petite loi telle qu’adoptée le 19 11 : http://www.senat.fr/petite-loi-ameli/2013-2014/125.html

Le Roundup sonne la mort des prairies percheronnes

Un phénomène "orange" se répand en ce moment comme un tsunami dans une partie du Perche. Il est dénoncé par Perche avenir environnement.
Source: http://www.le-perche.fr/18276/le-roundup-sonne-la-mort-des-prairies-percheronnes/

Dans la petite commune de Pouvrai et à Sant-Germain-de-la-Coudre, le traitement de fossés par du Roundup a soulevé un mouvement général de colère et d’indignation que Perche avenir environnement ( PAE) soutient. Il ne suffit pas que l’agriculteur concerné ait été épinglé par la police de l’eau pour que réparation soit faite d’un préjudice qui porte directement atteinte à l’eau. Rien ne peut justifier ces débordements qui portent également atteinte à la santé publique. De telles pratiques sont irresponsables.

“Ce phénomène « orange » qui se répand comme un tsunami particulièrement catastrophique dans cette partie du Perche, est notamment soutenu par la politique agricole commune (PAC), les banques, le lobbying agricole syndical de la FNSEA… Toutes ces institutions ont offert un permis à polluer à des agriculteurs tellement bouffeurs d’hectares et tellement ingrats envers leurs terres, que le jour de leur retraite, ils n’auront sans doute pas d’autre choix que de vendre leur super exploitation aux capitaux étrangers !
Ces agriculteurs qui représentent une minorité, ont profité des failles de la PAC, qui dans le principe, devait d’abord servir les jeunes agriculteurs. Ils se sont mis en société pour s’octroyer le pouvoir d’arracher des haies et détruire des arbres centenaires afin d’unifier leurs surfaces en un vaste champ à vocation céréalière forcée aux produits chimiques. Conseillés par les marchands d’argent, ils ont abandonné l’élevage d’animaux au bénéfice de productions céréalières lucratives cotées en bourse.  En 2012, les sommets de la rentabilité ont été atteints sans que soient réduites les primes PAC. Aujourd’hui et pour une même  surface, les primes sont trois fois plus élevées pour les céréales que pour des vaches dans un pré. Qui paie ? Que devient l’eau notre bien commun à tous ? Que deviennent la faune et la flore sauvages ?
Il y va de la responsabilité de chacun de se poser ces questions, c’est à chacun d’avoir le courage de se les poser. Percherons réveillons-nous, la dégradation de notre environnement n’est pas une fatalité. Comme le prouve la récente action conduite avec succès par PAE pour que soit mené au tribunal un agriculteur destructeur de haies. Il s’est trouvé condamné pour « destruction du milieu particulier d’une espèce animale protégée non domestique », en l’occurrence des oiseaux, et à savoir que la très grande majorité des oiseaux nichant dans Le Perche, est protégée. PAE entend donc donner la suite qu’il convient aux atteintes à l’environnement de toute nature.”

Prendre contact percheavenir@free.fr ou http://www.percheavenirenvironnement.com

Le Salvador interdit le Roundup! A quand en France ?

L'herbicide Roundup de l'américain Monsanto est désormais interdit dans les exploitations agricoles au Salvador, l'un des plus grands producteurs de café au monde. En cause, une augmentation des risques de maladies rénales liée à différents produits chimiques. Les parlementaires français auront-ils le courage d'interdire ce produit dans notre pays, ou continueront-ils à être prisonniers des lobbies financiers et agro-industriels?...

Article du site bioalaune.com: http://www.bioalaune.com:8000/fr/actualite-bio/10426/roundup-de-monsanto-desormais-interdit-au-salvador

Avec 45 voix pour, le congrès du Salvador a approuvé la modification d’une loi sur le contrôle des pesticides et des engrais. 53 produits chimiques vont être interdit dans les productions agricoles de ce pays d’Amérique Centrale. Parmi ces produits, on trouve ceux contenant du paraquat, du glyphosate et de l’endusolfan. Le Roundup de Monsanto est fabriqué à partir de glyphosate.

Nery Diaz, député du parti Frente Farabundo Marti a défendu l’idée, preuve que ces substances sont liées à l’augmentation des maladies rénales dans le pays. Incidence sur la santé à la base de ce changement législatif. Toutefois, l’opposition est forte face à cette nouvelle loi. Carlos Borgonovo, président de l’Association des producteurs de café du pays, estime que cette initiative menace la qualité et surtout la quantité de la récolte de cérales. Il affirme qu’aucun substitut n’existe pour le moment. Le directeur de l’association, Marcelino Samayoa, explique que le café est traité deux fois par an contre les mauvaises herbes et ajoute qu’enlever les mauvaises herbes à la machette demande deux fois plus de temps. Toutefois, Monsieur Samayoa n’explique pas qu’utiliser le désherbant Monsanto fait gagner du temps au profil du géant américain, alors qu’un travail à la main, certes plus long, crée de l’emploi en utilisant la main d’oeuvre locale.

Tout est souvent une question d’argent, comme le déclare sans le vouloir Ricardo Esmahan, membre du Conseil Exécurif National : “nous lançons un appel pour qu’il y ait un grand nombre de recherches effectuées et que, avant toute sanction, des observations soient faites sur l’impact que cela aura à moyen et long terme, non seulement en ce qui concerne la sécurité alimentaire, mais également par rapport à l’économie.” A-t-on le droit de jouer avec la santé ? Rappelons que le Roundup est l’herbicide le plus vendu au monde. Depuis les années 1990, les agriculteurs s’en servent massivement, amenant de mauvaises herbes résistantes au glyphosate. Les normes biologiques, tel le label AB en France, interdisent l’utilisation de ce produit qualifié d’herbicide total. En effet, ce produit chimique tue les végétaux en protégeant les cultures, mais en modifiant ou détruisant l’environnement.

Clowns au Jardiland de Tours
Chers militants anti- Roundup, Voici une belle vidéo de notre dernière action clownesque au Jardiland de Tours. Christophe Enters, le directeur du magasin aime beaucoup le Roundup, mais n'aime pas les actions humoristiques et non-violentes ... Si vous souhaitez en remettre une couche dans le Jardiland de Tours ou dans le magasin vendant du Roundup le plus proche de chez vous, voici où commander de superbes autocollants Roundup Non Merci: http://www.la-boutique-militante.com/arts-de-resistance/506-sticker-round-up-non-merci.html# Ecologiquement, Roundup Non Merci
Vidéo de la dernière action chez Castorama

Nouvelle action contre le Roundup chez Castorama

Paris - La Défense, le 9 octobre 2013 - Nouvelle action contre le Roundup chez Castorama

 

Vidéo de l'action: http://www.dailymotion.com/video/x15wojt

Une trentaine de militants du collectif Roundup Non Merci s'est rendu dans le magasin Castorama de la Défense, pour protester contre la vente de ce produit extrêmement nocif pour l'environnement et la santé de ses utilisateurs. Il s'agit de la troisième intervention des militants dans ce magasin, après le refus net de la direction de l'enseigne de stopper la commercialisation du Roundup. Ce pesticide, produit phare de la multinationale américaine Monsanto, a été reconnu comme cancérigène notamment par une étude du professeur Séralini de l'université de Caen. Une pétition de 35000 personnes demande à Castorama d'arrêter de vendre ce produit.


L'enseigne Castorama, qui axe pourtant sa communication sur une stratégie de Développement durable, refuse catégoriquement de retirer le Roundup - malgré les études sans équivoque montrant que ce produit provoque des cancers, et des problèmes hormonaux graves. De fortes traces de Roundup sont présentes dans nombre de cours d'eau et nappes phréatiques, ce qui représente une atteinte grave à l'environnement. L'entreprise Castorama choisi donc le cynisme et l'absence de déontologie commerciale, au détriment de la santé de ses clients, mais au profit des actionnaires du groupe financier Kingfisher propriétaire de l'enseigne. Pire, les vendeurs de Castorama n'ont pas hésité lors d'une précédente action de sensibilisation non-violente à agresser physiquement plusieurs militants et à s'en prendre à une journaliste dans l'exercice de son métier. Les plaintes ont été classées sans suite, à cause d'inadmissibles pressions du groupe Kingfisher sur la justice. La direction du magasin de la Défense ment de manière éhontée en prétendant que nous aurions refusé un rendez-vous avec la direction de Castorama, alors que nous avons bel et bien rencontré Monsieur Christophe Lamat en charge de la direction environnement de cette entreprise. Malheureusement, cet entretien n'a rien donné puisque Castorama s'entête à vouloir vendre le Roundup quel que soit le prix à payer pour la santé de ses utilisateurs!

 

 "C'est assez triste de voir une entreprise comme Castorama s'entêter dans un choix commercial qui n'a pas d'autre raison que de maximiser les profit de ses actionnaires. La vente d'un produit aussi dangereux que le Roundup est totalement absurde, d'ailleurs plusieurs grands groupes l'ont bien compris puisqu'ils ne vendent plus ce produit pour protéger la santé de leurs clients. C'est notamment le cas de l'enseigne Botanic, mais également de Truffaut et Leroy Merlin qui ne vendent plus de Roundup en région parisienne." , déclare Rémi Filliau du collectif Roundup Non Merci.

 

D'autres actions sont à prévoir contre le Roundup chez Castorama, et chez les rares enseignes qui continuent à vendre ce produit. En attendant, le collectif Roundup Non Merci donne rendez-vous à ses sympathisants le 12 octobre pour la marche contre Monsanto. Rendez-vous de 12h30 à 17h Place de la Bataille de Stalingrad à Paris (Métro : Jaurés / Stalingrad).

 

Nous avons besoin de vous:

1. Appeler Castorama pour savoir pourquoi ils continuent à vendre du Roundup alors que ce produit est cancérigène et toxique pour l'environnement : 0 810 104 104 (service client). Ne pas hésiter à rappeler pour obtenir une réponse satisfaisante, demander à parler à un responsable, etc. Tenez nous
au courant, et pourquoi pas, enregistrez les conversations... ça peut toujours servir !
 
2. N'achetez plus chez Castorama. Si vous avez Facebook, un événement a été
créé:
http://www.facebook.com/events/494892720547636/?ref=ts&fref=ts
 
3. Menez des actions directes non violentes contre Castorama, mais aussi chez les autres vendeurs de Roundup. Nous pouvons vous aider à trouver des gens motivés pour agir avec vous dans votre région, si vous nous adressez un mail : roundup.nonmerci@gmail.com Pour vos actions, nous avons créé des autocollants qu'on peut coller... où vous pensez que ça les dérangera le plus ! Ils sont achetables ou téléchargeables là : www.roundup-non-merci.fr
ou là :
http://www.la-boutique-militante.com/ecologie/224-autocollant-pesticides-non-merci-petite-taille.html
Les autocollants achetés et utilisés en action sont remplacés gratuitement sur simple envoi d'une photo de l'action !!!
 
4. Signez et faîtes signer la pétition en ligne sur le sujet :
http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/castorama-fr-retirez-le-roundup-de-la-vente-pour-prot%C3%A9ger-vos-clients-bricolage-jardinage-2
 
5. Soutenez financièrement la lutte contre le Roundup: Vous pouvez envoyer vos chèques à l'ordre de CAMPAGNE M51 (au dos marquez "roundup")

 à l'adresse des
désobéissants : Les désobéissants c/o Librairie Résistances 4 Villa compoint 75017 Paris
 
Si vous préférez payer en ligne, il est possible de faire un don là : www.desobeir.net

 (l'onglet "faire un don" se trouve en bas de la page à gauche)
 
Il est aussi possible de soutenir régulièrement les militants (ce qui donne droit à réductions fiscales), en nous envoyant un mail à manifeste@desobeir.net pour recevoir nos coordonnées bancaires.
 
Merci pour la vie !

www.roundup-non-merci.fr

roundup.nonmerci@gmail.com

La fin des pesticides chez Leclerc en Bretagne: http://bretagne.france3.fr/2013/06/11/plus-de-pesticides-dans-42-magasins-leclerc-268157.html

 

Joél Labbé: Interdire l’usage non-agricole des pesticides sur le territoire national
Joël Labbé: Senateur EELV. Les pesticides sont des produits dangereux pour la santé (affections dermatologiques et respiratoires, troubles cognitifs et neurologiques (alzheimer, parkinson, etc), effets cancérogènes, etc.), comme pour l’environnement (déclin de certaines espèces animales (oiseaux, petits mammifères, insectes pollinisateurs …), pollution des eaux, etc.). https://www.parlement-et-citoyens.fr/

Message de soutien suite aux violences chez Castorama

(Message de Pierre)
 
Au début, la manif est bon enfant, turbulente certes, mais sans plus.
Le premier geste dont on ne distingue pas clairement s'il provient d'un vigile ou d'un vendeur, arrache le micro externe de la caméra... On peut mettre ça sur le compte d'un gars qui veut empêcher l'enregistrement et ne sait pas qu'en faisant cela il risque d'endommager le matériel... Cela fait partie des risques, même en flash mob anodine : cela arrive.
Par contre, lorsque deux vendeurs arrosent le visage d'un manifestant à terre d'insecticide : là il y a plus que dérive !
 
Risque de blessure, d'intoxication et si le gars est un tant soit peu allergique ou asthmatique, c'est carrément mise en danger de la vie d’autrui. (Jetez un œil là dessus pour voir ce que votre copain à pris dans la figure : http://www.quickfds.com/cmt_bin/wfds-affform2?compte=CASTO%A7DIRECT%A7FR_PI&langue=FR&code_fds=770460)
Quant au "coup de boule" et au fait de jeter au sol quelqu'un pour le vider du magasin: il s'agit de voies de fait purement et simplement !
 
Ce qui est alarmant dans cette histoire, c'est que ce sont des vendeurs qui semblent avoir pris l'initiative de cette riposte pour le moins musclée. On note la réserve du vigile filmé en arrière plan. Par contre, on voit un vendeur équipé de deux "maxi" bombes d'insecticide assisté d'un collègue aspergeant le visage de l'homme à terre. On croirait la BAC énervée devant 200 casseurs un soir de PSG / OM !
 
Alors, si de simples employées (au demeurant payés chichement) sont prêts à prendre les armes (car dans ce cas, l'insecticide est bien employé comme une arme par destination) pour défendre la quiétude des activités de leur magasin, cela est plus qu'alarmant !
 
Une des questions à se poser est : agissaient-ils sur ordre ou consigne ou simplement par réflexe de "bon petits soldats" qui ont peur de perdre l'estime des chefs et peut être leur boulot !??
Bon, il n'y a pas eu de blessés graves c'est l'essentiel, mais tout était réuni pour que ça dérape. En attendant : "Bzzz" aux jolies manifestantes (& pogne aux messieurs !) !

Des vendeurs de Castorama frappent et gazent des clowns anti Roundup‏

Chers amis,
 
Notre campagne pour l'interdiction du Roundup vient de prendre une tournure tragique :
pour la deuxième fois, mais plus gravement encore que la première fois, des militants ont été agressés par des vendeurs de Castorama sous les yeux de leur direction.
 
Nous avions déjà porté plainte pour agression contre 2 d'entre nous il y a deux mois, et
pour une caméra cassée. Une deuxième caméra vient d'être cassée, et 4 militants ont été brutalisés : strangulation, coup de poing, deux coups de boule, et de l'insecticide dans les yeux pour l'un d'entre eux...
 
Comme la fois précédente, des policiers ont tenté de convaincre les militants de ne pas
porter plainte, puis ont d'abord refusé d'enregistrer une partie des plaintes. C'est justement ce que souligne ce matin le rapport de l'Inspection Générale de l'Administration !!!
 
Nous avons besoin de vous :
 
1. Regardez et faîtes circuler notre video (facebook, twitter, mails, blogs,
journalistes...) s'il vous plait :
http://www.dailymotion.com/video/x11t6ka_de-gentilles-abeilles-clowns-agressees-chez-castorama-roundup-non-merci_news#
 
2. Publiez un message sur le forum de Castorama. Par exemple demandez-leur
pourquoi ils continuent à vendre un produit toxique comme le Roundup.
http://www.linternaute.com/bricolage/forum/
 
3. Appeler Castorama pour savoir pourquoi ils continuent à vendre du Roundup
alors que ce produit est cancérigène et toxique pour l'environnement : 0 810
104 104 (service client). Demandez-leur au passage ce que la direction
centrale compte faire avec les voyous du Castorama La Défense, où se sont
chaque fois produites les violences. Ne pas hésiter à rappeler pour obtenir
une réponse satisfaisante, demander à parler à un responsable, etc. Tenez nous
au courant, et pourquoi pas, enregistrez les conversations... ça peut toujours servir !
 
4. N'achetez plus chez Castorama. Si vous avez Facebook, un événement a été
créé:
http://www.facebook.com/events/494892720547636/?ref=ts&fref=ts
 
5. Menez des actions directes non violentes contre Castorama, mais aussi
Tridôme, Leroy-Merlin et autres vendeurs de Roundup. Nous pouvons vous aider à trouver des gens motivés pour agir avec vous dans votre région, si vous nous
adressez un mail : roundup.nonmerci@gmail.com Pour vos actions, nous avons créé
des autocollants qu'on peut coller... où vous pensez que ça les dérangera le
plus ! Ils sont achetables ou téléchargeables là : www.roundup-non-merci.fr
ou là :
http://www.la-boutique-militante.com/ecologie/224-autocollant-pesticides-non-merci-petite-taille.html
Les autocollants achetés et utilisés en action sont remplacés gratuitement sur
simple envoi d'une photo de l'action !!!
 
6. Signez et faîtes signer la pétition en ligne sur le sujet :
http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/castorama-fr-retirez-le-roundup-de-la-vente-pour-prot%C3%A9ger-vos-clients-bricolage-jardinage-2
 
7. Soutenez financièrement la lutte contre le Roundup: nous avons besoin de remplacer

 les caméras, notamment, et de payer les avocats des futurs procès suite à nos plaintes,
ainsi que la constitution de partie civile. Vous pouvez envoyer vos chèques à l'ordre de CAMPAGNE M51 (au dos marquez "roundup")

 à l'adresse des
désobéissants : Les désobéissants c/o Librairie Résistances 4 Villa compoint 75017 Paris
 
Si vous préférez payer en ligne, il est possible de faire un don là : www.desobeir.net

 (l'onglet "faire un don" se trouve en bas de la page à gauche)
 
Il est aussi possible de soutenir régulièrement les militants (ce qui donne droit à réductions fiscales), en nous envoyant un mail à manifeste@desobeir.net pour recevoir nos coordonnées bancaires.
 
Merci pour la vie !
www.roundup-non-merci.fr

Roundup Non Merci occupe le siege de Castorama

Templemars, le 3 juillet 2013 - Roundup Non Merci occupe le siege de Castorama France

Une quinzaine de militants du collectif Roundup Non Merci ont occupé le siege social du groupe Castorama, dans le Nord, alors qu'un rendez-vous leur avait été refusé par le Directeur Environnement du groupe. Depuis novembre 2012, ce collectif citoyen milite pour l'interdiction de la vente du Roundup particulièrement à destination des jardiniers amateurs. Rappellons que le Roundup - herbicide phare du groupe américain Monsanto - a été reconnu comme cancérigène notamment par une étude du professeur Séralini de l'université de Caen. Une pétition de 35000 personnes demande à Castorama d'arrêter de vendre cet herbicide.

L'enseigne Castorama, qui axe pourtant sa communication sur une stratégie de Développement durable, avait jusqu'alors refusé de rencontrer les militants afin d'envisager un retrait du pesticide. Le collectif Roundup Non Merci a mené plusieurs actions de sensibilisation des clients de Castorama au danger sanitaire que représente le Roundup en région parisienne et en Bretagne. Lors d'une action au magasin de La Défense, plusieurs militants s'étaient fait moléstés par des vendeurs et la caméra d'une journaliste détériorée. Face au refus manifeste de dialogue de la part de Castorama, les militants ont décidé de se rendre directement au siège de l'entreprise afin de rencontrer un interlocuteur fiable - peut-être Christophe Lamat de la Direction de l'Environnement qui avait jusqu'alors refusé de répondre aux sollicitations des écologistes. Manque de chance, les principaux cadres du groupe étaient soit-disant partis en vacances! Dès lors, les militants ont décidé d'aller eux-mêmes à la rencontre des salariés de Castorama dans leurs bureaux afin de connaître leur avis sur la commercialisation d'un produit cancérigène par leur entreprise... Et surprise: plusieurs salariés nous ont affirmé être d'accord avec nos revendications concernant les produits toxiques en vente chez Castorama. Certains nous ont même dit militer en interne pour l'arrêt de la comercialisation du Roundup (notamment au service marketing produits jardin) mais que la décision ne dépendait évidemment pas d'eux. Finalement, au hasard d'un couloir, les écologistes ont fini par croiser Monsieur Lavielle, Directeur commercial pour Castorama France. Enfin un interlocuteur sérieux, puisque il nous a lui même confirmé être responsable de la commercialisation des produits et donc du Roundup!
Devant la caméra d'un journaliste de la TéléLibre, les militants ont donc amorcé une discussion avec ce responsable de Castorama concernant les dangers sanitaires du Roundup, et l'éventualité d'un retrait. Ils ont commencé par rappeller le danger sanitaire et environnemental avéré que représente ce produit - notamment à travers de l'étude du professeur Séralini - alors que Monsieur Lavielle tendait à affirmer que "le danger du Roundup n'avait pas été prouvé scientifiquement". Le Directeur commercial a ensuite expliqué que Castorama continuait à vendre du Roundup car les clients en demandaient, tout en affirmant être en train de mettre en place une gamme de produits alternatifs "moins dangereux" que le Roundup. Les militants ont conclu en affirmant que le retrait du Roundup était loin d'être utopique, puisque une enseigne comme Leclerc en Bretagne s'est engagée a abandonner les pesticides chimiques.
Afin de continuer la discussion avec Castorama amorcée grace à Monsieur Lavielle, les militants de Roundup Non Merci ont pris rendez-vous pour le 12 juillet afin de rencontrer les principaux cadres du groupe en charge de la commercialisation du Roundup. A suivre!
 
 

Le glyphosate contamine notre organisme

La substance active du Roundup, le glyphosate, contamine notre organisme.
Article sur notre-planete.info: http://www.notre-planete.info/actualites/3764-glyphosate-danger-sante

Les Amis de la Terre France ont détecté la présence d'un herbicide très répandu, le glyphosate, dans le corps de personnes testées. Les analyses ont révélé que, sur les 10 Français qui avaient accepté de faire analyser leurs urines, 3 étaient contaminés et présentaient des traces de glyphosate dans leurs urines. Une contamination de l'organisme qui est inquiétante et inacceptable.

Qu'est-ce que le glyphosate ?

Le glyphosate (N-(phosphonomethyl) glycine) est un herbicide systémique à large spectre qui bloque un enzyme dont la plante a besoin pour fabriquer des acides aminés et des protéines.
Ce produit est toxique pour toute plante qui n'a pas été modifiée génétiquement pour le tolérer.

Les propriétés herbicides du glyphosate ont été brevetées par Monsanto dans les années 70, et le Roundup® devint un succès commercial. Les herbicides à base de glyphosate contiennent d'autres ingrédients chimiques comme les tensio-actifs qui facilitent l'absorption par la plante.

Monsanto vend près de la moitié des herbicides à base de glyphosate commercialisés dans le monde. D'autres firmes comme Syngenta, Bayer, BASF et Dow vendent aussi leurs propres produits à base de glyphosate. Une bonne part du marché de Monsanto provient des agriculteurs qui sont obligés d'acheter son herbicide, le Roundup Ready lorsqu'ils cultivent des OGM Roundup Ready.

Le glyphosate : l'herbicide le plus utilisé dans le monde

Le glyphosate est ainsi devenu l'herbicide chimique le plus vendu sur la planète et notamment en Europe. En France, le glyphosate est la substance « phytosanitaire » la plus vendue entre 2008 et 2011.

Hors des frontières de l'Union européenne, le glyphosate est aussi utilisé sur les OGM agricoles, dont 85 % sont modifiés génétiquement pour tolérer un herbicide. En 2012, aux Etats-Unis, presque la moitié des terres agricoles étaient cultivées avec des plantes GM de Monsanto, Roundup Ready, et la majorité du soja importé d'Amérique du Sud en Europe pour alimenter les animaux d'élevage est tolérant au Roundup. Il y a actuellement 14 demandes d'autorisation en attente pour la culture de plantes tolérantes au glyphosate dans l'Union européenne.

L'expérience des Etats-Unis et de l'Argentine montre clairement que la culture de plante GM tolérantes au Roundup provoque une augmentation très importante des volumes de glyphosate – mais aussi d'autres herbicides – utilisés sur les cultures.

Le glyphosate est aussi utilisé pour contrôler les adventices dans les vignobles et les vergers. On l'emploie aussi couramment dans les jardins, les parcs, les espaces publics et sur les voies ferrées. En 2011, ce sont 650 000 tonnes de produits à base de glyphosate qui ont été utilisées mondialement – et certains observateurs prévoient un doublement d'ici 2017. De plus, si les OGM étaient autorisés à la culture dans l'Union européenne, les volumes utilisés pourraient augmenter de 800 %[1].

Le glyphosate : un danger pour la santé

Les résultats des expérimentations animales laissent à penser que lorsqu'on consomme du glyphosate, de 15 à 30 % sont absorbés par le corps[2]. On peut alors le retrouver dans le sang et les tissus[3], et il a été démontré qu'il pouvait aussi traverser le placenta durant la grossesse[4]. Une faible proportion peut être dégradée en acide aminométhyphosphonique (AMPA). Les recherches montrent qu'après une semaine, 1 % du glyphosate demeure dans le corps[5], mais comme ce produit est largement utilisé, la majorité des personnes est exposée de façon régulière.

Les herbicides à base de glyphosate ont des niveaux de toxicité très variables, mais peuvent être mortels chez l'humain[6]. Il a été démontré qu'ils sont toxiques sur des cultures de cellules humaines, notamment sur des cellules du placenta et de l'embryon[7]. L'AMPA est encore plus toxique pour les humains que le glyphosate[8].

Le glyphosate peut perturber le système endocrinien, ce qui peut avoir des conséquences irréversibles à certaines phases du développement, comme la grossesse.

Dans les secteurs d'Amérique du Sud où est cultivé le soja, le nombre de malformations congénitales a augmenté. Une étude menée au Paraguay constatait que les femmes qui vivent à moins d'un kilomètre des champs sur lesquels le glyphosate est épandu, ont plus de deux fois plus de risques d'avoir des bébés malformés[9].

En Equateur et en Colombie, où des herbicides à base de glyphosate ont été utilisés pour contrôler la production de cocaïne, il y avait un taux plus élevé d'altérations génétiques et de fausses-couches durant la saison d'épandage[10][11]. Le Chaco est une région d'Argentine où l'on cultive le soja. Les taux de cancer ont été multipliés par 4 durant ces dix dernières années[12].

Le glyphosate : un danger pour l'environnement

Comme le glyphosate est conçu pour tuer les plantes, il peut avoir des conséquences néfastes sur la vie sauvage, réduire la biodiversité sur les terres agricoles et détruire les réserves de nourriture pour les oiseaux et les insectes. Des essais menés en Grande-Bretagne pour étudier l'impact sur la biodiversité des OGM tolérants à des herbicides, ont montré que les cultures traitées avec du glyphosate pouvaient avoir un impact néfaste sur les oiseaux des champs[13].

Le glyphosate affecte directement les plantes, mais il est aussi lessivé des sols vers les ruisseaux, rivières et eaux souterraines[14]. En 2011, l'AMPA - métabolite entre autres du glyphosate - était présent dans plus de 60 % des cours d'eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, l'Agence de l'Eau de Seine-Normandie reconnaissait même que « le glyphosate était présent dans l'eau potable à des concentrations supérieures à la norme ».

La contamination des eaux menace la vie aquatique et des études ont montré que les herbicides contenant du glyphosate peuvent être toxiques pour les grenouilles et les crapauds[15]. Cela est d'autant plus inquiétant qu'une espèce d'amphibien sur trois est menacée d'extinction. Il a aussi été démontré que des cellules de foie de carpe étaient endommagées lorsqu'on les exposait à des herbicides à base de glyphosate[16].

Le glyphosate modifie la chimie des sols. Dans certains sols, il se lie à des particules, ce qui le rend inerte. Dans d'autres types de sols, il reste actif et est dégradé par les microbes. Cela perturbe les processus chimiques dans l'environnement de la plante, notamment sa capacité à fixer l'azote[17], ce qui oblige à augmenter les taux d'engrais à base de nitrates.

3 français sur 10 sont contaminés par le glyphosate

Les résultats des analyses commandées par Les Amis de la Terre sont en concordance avec les tests menés dans 17 autres pays européens, qui montrent que 43,9 % de tous les échantillons contiennent des traces de ce produit chimique. Tous les volontaires qui ont donné des échantillons d'urines vivent en ville et aucun d'entre eux n'a utilisé, ni manipulé des produits à base de glyphosate dans la période précédent les tests. C'est la première fois qu'un tel test de contrôle est mené en Europe pour détecter la présence de ce désherbant dans le corps humain.

Pour Christian Berdot des Amis de la Terre France, « Après tous les scandales sanitaires récents, découvrir maintenant un herbicide dans le corps humain ne peut qu'inquiéter. Nous sommes exposés quotidiennement à ce produit, pourtant, on ne sait pas comment il pénètre dans nos corps et peu de choses sont connues sur sa dissémination dans l'environnement ou sur ces conséquences néfastes pour notre santé. Alors que c'est l'herbicide le plus utilisé en Europe, il scandaleux que les pouvoirs publics ne contrôlent que rarement s'il y a du glyphosate dans nos aliments et dans l'eau potable. Pourtant, quand on fait ces recherches, comme les Amis de la Terre, il s'avère que la contamination humaine est répandue. »

Christian Berdot conclut : « Il est particulièrement choquant que des entreprises comme Monsanto aient déposé des demandes d'autorisation pour cultiver en Europe des OGM tolérants au glyphosate, ce qui ne peut qu'augmenter encore les volumes de cet agro-toxique déversés sur les champs. Les Amis de la Terre demandent que les pouvoirs publics français et européens mettent enfin en place des mesures de contrôle pour protéger les citoyens et l'environnement. »

La sécurité du glyphosate devait être réexaminée dans l'Union européenne en 2012, mais cet examen a été repoussé à 2015.

Narbonne : les clowns de la Jardinerie Nationale demandent la gratuité du Round Up, le pesticide le plus efficace pour éliminer la nature

 

Aujourd'hui c'est le ROUNDUP, pesticide produit par Monsanto, qui était visé par une brigade de clowns délurés et déterminés. Le ROUNDUP provoque des cancers pour l'homme, pollue les nappes phréatiques et participe à la disparition de la biodiversité et des abeilles. Le clown activisme est de la désobéissance civile festive: faire connaître et dénoncer, avec humour et sans violence, les grandes injustices de ce monde. (http://www.desobeir.net/)

La vidéo de l'action contre le Roundup à Narbonne:
http://www.dailymotion.com/video/xza06r_les-clowns-activistes-font-la-fete-au-roundup-avril-2013-narbonne_news#.UXrdN0qBqb8

 

Communiqué du collectif Roundup Non Merci – Paris le 9 mars 2013

25 militants du collectif Roundup Non Merci ont manifesté durant une heure ce jour dans la boutique Castorama de la rue des Flandres à Paris, afin de protester contre la vente de Roundup par cette enseigne à destination des jardiniers amateurs. Il s’agissait de la troisième action de ce collectif dans cette boutique, afin d’obtenir le retrait du Roundup. Le collectif Roundup Non Merci existe depuis décembre 2012 et envisage d’autres actions du même type en région parisienne et ailleurs en France.

Castorama, leader européen et plus grande enseigne du bricolage en France propose encore dans ses rayons du Roundup aux jardiniers amateurs, alors même que plusieurs études scientifiques ont démontré la toxicité de ce produit pour l’homme et son environnement. Demandons à Castorama de montrer l’exemple en arrêtant de vendre ce produit dangereux.

Le Roundup est un herbicide très populaire chez les agriculteurs et les jardiniers amateurs qui croient souvent avoir à faire à un produit biodégradable et sans dangers. En effet, les utilisateurs peuvent lire sur les bidons de Roundup vendus en grande surface et chez les enseignes de bricolage comme Castorama qu’ “utilisé selon le mode d’emploi, Roundup ne présente pas de risque pour l’homme, les animaux et leur environnement”.

Pourtant, le Roundup est loin d’être inoffensif : Monsanto, qui commercialise ce produit, a été condamné pour publicité mensongère concernant une annonce qui montrait un chien couvrant une plante de Roundup afin de déterrer un os enseveli pour le manger en toute sécurité, sans se préoccuper d’éventuels résidus toxiques sur sa nourriture.
Depuis, plusieurs études scientifiques ont montré la toxicité de ce produit, notamment l'étude du professeur Gilles Eric Séralini de l'université de Caen, qui a révélé que le produit avait un caractère cancérigène sur des rats en ayant consommé pendant 2 ans. En plus de développer les cancers, le Roundup est notamment accusé d’être à l’origine de troubles de la reproduction.

« D'ici décembre, le sort de ce pesticide doit être discuté au Parlement français et à la Commission européenne. Seulement, sans pression populaire, le pesticide le plus vendu au monde, et sans doute l'un des plus dangereux aussi, risque de passer une fois de plus entre les gouttes... Je ne comprends pas comment un produit ayant prouvé sa toxicité peut encore être en vente libre en France ! », Rémi Filliau, porte parole du collectif Round’up Non Merci.


Une pétition a été signée par prêt de 27000 personnes pour demander à Castorama de stopper la commercialisation du Roundup, mais l’enseigne continue à faire sa sourde d’oreille… Continuons la pression citoyenne sur Castorama, rejoignez nous !

www.roundup-non-merci.fr
roundup.nonmerci@gmail.com

 

Pétition à signer: www.change.org/CastoramaRoundup