La mode et l’écologie

Quand on parle d’impact environnemental, on a souvent tendance à penser aux déchets comme le plastique, le CO2 des véhicules et des industries, etc. On oublie pourtant que le secteur du textile est un grand polluant. Rien qu’en Europe, on estime les déchets textiles à près de 4 millions de tonnes chaque année. Le monde du textile renforce, de ce fait, la détérioration de l’environnement.

L’impact du fast Fashion

En France, un Français achète, annuellement, près de 9,2 kg de nouveaux vêtements et de chaussures. Rappelons que le terme fast Fashion désigne le renouvellement rapide des collections de vêtements. Il a pour principal objectif de produire et de vendre le maximum de collections vestimentaires possible.

Selon les informations sur l’écologie par www.mamaisonmasante.fr, sachez que le secteur de la mode est parmi les trois premiers dans la liste des industries les plus polluantes au monde. Il est d’ailleurs responsable de 17 à 20 % de la pollution mondiale de l’eau. Si l’on parlait du coton, la récolte de 1 kg de coton nécessite près de 5 200 litres d’eau. Avant d’être utilisé au niveau des industries textiles, le coton passe par plusieurs étapes, notamment par le traitement chimique comme les pesticides avec un pourcentage de 22 % de pesticides utilisés durant une année. Ce qui risque de nuire, non seulement à la santé des travailleurs, mais aussi à l’environnement. Sachez également qu’avant de devenir le vêtement que vous portez, le coton doit être travaillé. En ce qui concerne la teinte par exemple, certaines industries textiles utilisent des métaux lourds toxiques. Or, elles ne prennent pas en charge leurs déchets y afférents. Ces déchets sont ensuite déversés vers les rivières. Ce qui affecte les animaux et les espèces végétales qui se trouvent dans les alentours.

Le Fashion Pact : vers un mode plus écolo

Grâce au Fashion Pact, plus de 150 marques de textiles s’engagent pour l’environnement. Cet engagement se manifestera par la réduction de l’impact de leur production sur l’environnement marin, à savoir, les rivières ou les cours d’eau. Ainsi, elles devront mettre en œuvre des initiatives qui vont dans ce sens. Premièrement, elles s’engagent à bannir les plastiques à usage unique, qui sont par la suite jetés dans les océans. Ensuite, elles acceptent de remettre en état la biodiversité en protégeant les espèces d’animaux rares et menacés. De plus, elles s’engagent à réduire, voire à éliminer totalement l’émission de CO2 d’ici l’année 2050. Elles peuvent aussi opter pour les matières premières durables dans leur choix de matière première.

Les industries du textile sont aujourd’hui incitées à revoir leur quantité de production, afin de diminuer la production et éviter la surproduction, mais aussi à investir dans les réseaux de seconde main.

On retrouve cet engagement des sociétés dans la mise en place d’un département spécifique, créé à cet effet, qui est le département Responsabilité Sociale de l’Entreprise. On peut dire que la création de ce département résulte de la pression de leurs clients qui veulent connaître la source de leurs matières premières comme la peau d’animal.

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